Voiture de police incendiée: le procès reporté d’une journée

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Le procès de neuf prévenus suspectés d’avoir pris part à l’agression de policiers et à la mise à feu de leur véhicule lors d’une manifestation contre les violences policières a été reporté.

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Le procès de neuf prévenus soupçonnés d’avoir favorisé, assisté ou participé à l’incendie d’une voiture de police en mai 2016 a été suspendu, mardi 19 septembre. Il reprendra mercredi dans une salle plus grande.

De nombreux amis et militants étaient venus soutenir les prévenus à l’audience. Or, une immense majorité d’entre eux n’a pas eu accès à la salle, bondée, tout comme une partie des journalistes présents. Mais les avocats ont surtout demandé la suspension de l’audience, car ils ne pouvaient pas travailler dans des conditions dignes d’un procès équitable. « Les conditions ne sont pas dignes de ce qu’est la justice. Des journalistes du monde entier vont constater comment la défense est traitée », a plaidé Me Henri Leclerc, à l’unisson des autres avocats.

Après l’intervention du bâtonnier, ces arguments ont été entendus. L’audience reprendra mercredi, dans une salle à peine plus grande. Pas sûr donc que cela suffise à calmer le public nombreux venu sur place, et qui s’est fait très largement entendre pendant les quelque deux heures qu’ont duré les débats sur un éventuel renvoi.

Pour mémoire, deux prévenus comparaissent détenus, six sont sous contrôle judiciaire et un neuvième homme, résidant en Suisse, ne s’est pas présenté aux convocations de la justice. Tous sont poursuivis pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations », délit passible d’un an de prison. Plusieurs sont aussi jugés pour des « violences aggravées sur policiers en réunion » et risquent jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

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