Violences sexuelles: franchir le barrage de la police et de la justice

L'injonction à porter plainte faite aux femmes qui ont dénoncé les violences sexuelles qu'elles avaient subies sur Twitter, relayée par la ministre de la justice elle-même, se heurte à la réalité des faits. Beaucoup de femmes n'osent tout simplement pas. Et celles qui le font se heurtent souvent à un mur d'incompréhension, quand ce n'est pas de l'hostilité.

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Le 17 octobre, quelques jours après l’apparition sur les réseaux sociaux du hashtag #balancetonporc par lequel des femmes de tous horizons exposaient sur Twitter les violences sexuelles qu’elles avaient subies, Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, estimait qu’il fallait que « les femmes qui ont réellement subi des violences de cette nature-là, et celles qui s'estiment puissamment choquées, puissent porter plainte ». La ministre incitait ainsi les auteures de témoignage « à aller porter plainte. C'est un mouvement sur lequel il faut aller jusqu'à une traduction judiciaire, si cela peut se faire ». L’injonction à porter plainte se retrouvait également sur les réseaux sociaux, notamment par des hommes. Or, les choses ne sont pas si simples.

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