Peut-on prédire le passage à l’acte d’un malade dangereux ? Quelles sont les limites du diagnostic psychiatrique ? Faut-il enfermer systématiquement ceux qui présentent un risque pour eux-mêmes et pour autrui ? Autant de questions au cœur du procès venant d’aboutir à la condamnation d’un médecin psychiatre à un an de prison avec sursis, après qu’un de ses patients a commis un homicide. C’est la décision sans précédent – et très commentée – rendue le 18 décembre par le tribunal correctionnel de Marseille, et que publie Mediapart dans son intégralité (on peut lire le jugement de 30 pages ici, et ci-dessous).