Gilets jaunes: Christophe Castaner mène la purge à la préfecture et prêche la confrontation

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Le ministre de l’intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d’État Laurent Nuñez accusent « la hiérarchie » de la préfecture de police de « graves dysfonctionnements » pour avoir ignoré leurs consignes de fermeté. Les deux ministres ont annoncé que les forces de l’ordre iraient désormais « au contact » des attroupements, c’est-à-dire « physiquement à la dispersion ».

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Qui peut encore croire Christophe Castaner et Laurent Nuñez ? Le ministre de l’intérieur et son secrétaire d’État se sont relayés mardi, jusque dans la soirée, sur les antennes de France Inter et de RMC puis devant la commission des lois du Sénat, pour certifier qu’ils n’étaient pour rien dans les « dysfonctionnements graves » qui ont affecté samedi la gestion du maintien de l’ordre face aux « gilets jaunes », sur les Champs-Élysées. Et encore mieux, que des responsables de la préfecture de police (PP) avaient appliqué leur propre doctrine d’intervention policière, sans qu’ils s'en aperçoivent, tout au long de cette journée d'affrontements.