ZAD: l’insoluble dissolution du collectif dans les «projets individuels»

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Le bras de fer entre l’État et les habitant·e·s de la ZAD autour de l’identification personnelle cache une autre bataille : l’opposition entre un modèle individuel et la défense de la gestion collective des terres. L’État ne veut pas d’un nouveau Larzac, mais les usages communs des terres sont en plein essor.

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C'est un tournant dans le bras de fer entre l’État et les habitant·e· s de la ZAD : une quarantaine de dossiers nominatifs représentant des projets collectifs et touchant la quasi-totalité des lieux de vie ont été remis à la préfecture de Loire-Atlantique vendredi 20 avril. « Malgré le refus du gouvernement d'étudier notre proposition d’une convention collective, nous avons souhaité aujourd’hui faire un geste très concret de dialogue pour sortir de ce cycle infernal, explique l'assemblée des usages dans un communiqué. Nous attendons aujourd’hui avec cette remise d’un ensemble de dossiers et déclarations d’intentions, que les valeurs que nous portons dans ce
bocage soient enfin prises en compte dans la suite du dialogue. »