Chez Montebourg : « L’avenir sera rose, mais pas tout rose »

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Entendu dimanche, à Frangy-en-Bresse, de la bouche d'un des socialistes réunis autour d'Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, pour la Fête de la rose. Une semaine avant l'université d'été du PS à La Rochelle, dans la torpeur de l'attente de la rentrée sociale.

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C’était la traditionnelle rentrée en famille, une journée champêtre et ensoleillée, mais qui ne pouvait occulter les difficultés à venir. Cette quarantième Fête de la rose, historique et victorieuse, semblait pourtant l’occasion rêvée pour se féliciter des succès électoraux de l’année et célébrer une rentrée politique aux couleurs socialistes. Mais cette célébration ressemblait aussi fort au dernier instant d’insouciance avant « l’entrée dans les 40e rugissants » de la rentrée, selon le mot de Cécile Utermaier, députée de Saône-et-Loire et hôtesse de la cérémonie. Si celle-ci exultait à l’heure du repas – « Quelle victoire ! Quelle victoire ! Cinq députés socialistes en Saône-et-Loire, c’est la médaille d’or…! Et Arnaud, qui est ici chez lui, nous revient ministre ! » – ses mots étaient beaucoup plus nuancés à la tribune. Le ton un cran en dessous, pour introduire le discours du ministre en ses terres : « L’avenir sera rose, mais il ne sera pas tout rose. Cette première rentrée sera difficile », a affirmé l’élue, cette fois avec une certaine gravité. L’enfant prodige était de retour, avec entre les mains la lourde tâche de redresser la France et devant lui la perspective d’un automne mouvementé.