La maternité des Bluets à deux doigts de la fermeture

Les Bluets, la maternité des « métallos » CGT à Paris, pourrait bien disparaître de la carte. Ce haut lieu de l’accouchement sans douleur et de défense du droit des femmes vient de perdre sa certification auprès des autorités de santé. Fragilisée par le système actuel de financement de la santé, la maternité vit surtout une grave crise de gouvernance, engluée dans un mélange des genres dont la CGT a le secret.

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Des crises, la maternité des Bluets en a traversé. Celle-ci pourrait bien lui être fatale. En septembre dernier, la Haute autorité de santé (HAS) a décidé de ne pas certifier l’établissement parisien, l’une des maternités les plus réputées de la capitale, pionnière de l’accouchement sans douleur en France et gérée depuis près de 80 ans par la fédération CGT de la métallurgie au travers de l’Union fraternelle des métallurgistes (UFM) et l’association Ambroise-Croizat. La procédure est rarissime. La gravité de la situation est telle que la fermeture de l’établissement, temporaire ou définitive, est désormais à l’agenda, alors même que plus de 3 200 accouchements, 1 200 interruptions volontaires de grossesse (IVG) et 1 200 essais de procréation médicalement assistée (PMA) s’y déroulent chaque année. Un préavis de grève a été déposé pour vendredi matin par le syndicat Sud santé, majoritaire.

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