Notre-Dame-des-Landes : une « compensation » contestée

La préfecture de Loire-Atlantique s'apprête à publier des arrêtés ouvrant la voie au démarrage des travaux de l'aéroport. Avec un système de compensation des dommages à l’environnement dont l'efficacité n'est pas prouvée.

Arthur Pivin

20 décembre 2013 à 17h19

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Alors que la préfecture de Loire-Atlantique s'apprête à publier des arrêtés préfectoraux ouvrant la voie au démarrage des travaux (voir ici), des chercheurs s’inquiètent des dommages irréversibles à l’environnement que causera la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Si un grand nombre d'espèces sauvages, dont certaines sont protégées, dépendent des 1 600 hectares concernés, l'homme ne serait pas le dernier à en subir les conséquences. Car en plus d'abriter une agriculture extensive, durable et importante pour l'économie de la région, le terrain est un important réservoir d'eau de bonne qualité. Il est aussi le théâtre de processus naturels de dépollution et de filtration. La destruction de ce patrimoine naturel aggravera la situation d'une Bretagne qui souffre de l'insalubrité de son eau.

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