Comment ne pas savourer cette campagne où, jusqu’au bout, rien ne se passe comme prévu par et pour le vieux monde politique et médiatique, lequel ne sait plus à quel sondeur se vouer, effrayé par la percée des insoumis de Jean-Luc Mélenchon après avoir été surpris par l’émergence des marcheurs d’Emmanuel Macron ? Mais comment ne pas voir ce paradoxe que ce qui se défait sous nos yeux est l’objet même du scrutin présidentiel : la réduction de la volonté de tous au pouvoir d’un seul.