Quand France Télécom se débarrassait des «fruits trop mûrs ou pourris»

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Lors de la neuvième journée du procès France Télécom, une médecin du travail, Monique Fraysse-Guiglini, a fait le tableau glaçant des effets sur la santé du plan de restructuration à l’œuvre dans l’entreprise entre 2007 et 2009. Les ex-dirigeants minimisent toujours.

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Elle a lâché le mot à la fin de sa déclaration devant le tribunal correctionnel, lue d’un ton un peu monocorde, et il a résonné longuement : « Ce cauchemar. » C’est par ce terme que lundi 20 mai, au milieu de la neuvième journée d’audience du procès des pratiques managériales à France Télécom, Monique Fraysse-Guiglini, médecin du travail à la retraite, a décrit ce que l’entreprise et ceux qu’elle employait avaient vécu de 2007 à 2009. Et c’est par le témoignage de cette médecin, après celui de syndicalistes au début du procès, que la souffrance des salariés a fait son irruption dans la salle d’audience.