La décision prise par un tribunal arbitral d'allouer une indemnité de 395 millions d'euros à Bernard Tapie, en dédommagement de la vente d'Adidas par le Crédit lyonnais en 1993, a déclenché une tempête politique qui n'est décidément pas près de s'arrêter. Pour les raisons politiques que l'on sait : il se confirme de jour en jour que Nicolas Sarkozy a cherché à remettre en selle l'ancien homme d'affaires et a pesé, via des instructions données par le ministère des finances, sur la procédure. Mais aussi pour des raisons juridiques, que Mediapart est en mesure de révéler : la fameuse sentence de ce tribunal arbitral, qui a déclenché toute cette polémique, pourrait, de surcroît, être entachée d'irrégularités.