Vaccins ARN: innovation virale

Par Lise Barnéoud

Après le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis, la Commission européenne vient d’autoriser, lundi 21 décembre, la distribution d'un premier vaccin contre le Covid-19, celui de BioNTech/Pfizer. Il s’agit d’un vaccin d’un nouveau genre dont la technologie, inspirée des virus, consiste à faire travailler gratuitement nos cellules. Visite guidée de son fonctionnement. Sans éluder les inconnues qui subsistent.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Connaître son ennemi, quitte à lui emprunter ses ruses pour mieux le vaincre : telle pourrait être la devise des nouveaux vaccins dits à ARN messager, les premiers à obtenir des autorisations d’utilisation dans le cadre de la pandémie de Covid-19. Aux États-Unis, deux d’entre eux sont déjà autorisés : le vaccin de BioNTech/Pfizer et celui de Moderna. En Europe, celui de BioNTech/Pfizer vient de recevoir, lundi 21 décembre, l’approbation de l’Agence européenne du médicament, puis celle de la Commission européenne. Quant au vaccin de Moderna, on annonce son autorisation d’ici début janvier. Ainsi, les campagnes de vaccination débuteront avec ces vaccins inédits. Et il y a fort à parier que leur mode de fonctionnement devienne la nouvelle coqueluche de la médecine. Autant de raisons pour vous embarquer dans les coulisses de ces piqûres pas comme les autres.