Procès du groupe de Tarnac: la police antiterroriste sur la sellette

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Les policiers de la SDAT ont défendu leur travail, cible de nombreuses critiques depuis dix ans, ce mercredi, au procès du « groupe de Tarnac ». Mais de graves anomalies subsistent.

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Après dix ans de polémique, dans une arène survoltée où le public est largement acquis aux prévenus, il faut un certain panache pour venir défendre la police antiterroriste au procès du « groupe de Tarnac ». Ce mercredi 21 mars, au sixième jour d'audience, Fabrice Gardon est entendu comme témoin, à sa demande, par la XIVe chambre correctionnelle de Paris, là où d'autres se sont défaussés ou ont obtenu l'anonymat. Aujourd'hui âgé de 45 ans, ce policier impavide était le jeune chef de la division du terrorisme international à la SDAT de 2005 à 2009, avec une quarantaine d'enquêteurs sous ses ordres. L'autre moitié de la SDAT s'occupant, à l'époque, des mouvements terroristes séparatistes, c'est à sa division qu'a été confiée l'affaire de Tarnac, en 2008, parce qu'il avait des contacts avec les autres services de police européens.