Crédit d'impôt recherche : la niche fiscale intouchable

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Parmi les pistes alternatives pour trouver 50 milliards d'économie, des députés socialistes ont suggéré notamment de revoir le mécanisme du crédit d’impôt recherche. De nombreux rapports s’interrogent sur l’efficacité de ce dispositif, devenu la plus belle niche fiscale pour les grands groupes. Le patronat monte déjà au créneau.

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La « charge de cavalerie » dénoncée par certains députés socialistes n’a pas tardé. Dès mardi 22 avril, Louis Schweitzer, ancien PDG de Renault, qui doit être nommé commissaire général à l’investissement lors du conseil des ministres de mercredi en remplacement de Louis Gallois, montait au créneau pour défendre le crédit impôt recherche. « Il n’est pas choquant que le parlement débatte des modalités d’un plan global imposé par Bruxelles. Mais quand ils remettent en cause le crédit impôt recherche, je dis halte là. (…) Si elle est remise en cause, elle perd toute son efficacité, même une remise en cause à la marge », déclarait-il sur RTL.