CNRS : questions sur la réforme de la recherche

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Le conseil d'administration du CNRS se réunit ce jeudi 22 mai pour examiner le plan de restructuration de l'organisme de recherche public. Alors que la ministre Valérie Pécresse se veut rassurante quant à l'avenir de l'organisme, de nombreux chercheurs s'inquiètent de ce qu'ils jugent être un démantèlement programmé. Tour d'horizon des principales questions et ambiguïtés.
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Après la loi sur l'université (LRU) votée l'été dernier, c'est le nouveau grand chantier de réforme de la ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse : la refonte des organismes publics de recherche, les établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST).

 

Alors que l'Inserm a déjà enclenché sa restructuration, c'est au tour du CNRS d'amorcer sa transformation. Jeudi 22 mai, le conseil d'administration du CNRS se réunit pour étudier l'état d'avancement du plan stratégique de l'organisme qui devrait être validé d'ici un mois, lors d'un nouveau conseil d'administration, le 19 juin.


Annoncée depuis plusieurs mois déjà, cette réforme du CNRS suscite la vive inquiétude des syndicats, de l'association Sauvons la recherche, et d'une partie des chercheurs. Dans l'ensemble, ils craignent un affaiblissement, voire un démantèlement du CNRS, acteur central de la recherche publique hexagonale depuis sa création, en 1939.

 

Valérie Pécresse s'en défend. Mais son annonce dans Le Monde du 21 mai de la réorganisation du CNRS en six grands instituts, correspondant aux «six domaines où le CNRS exerce un leadership», a ravivé les craintes de ceux qui prédisent que les réformes en cours se traduiront par une reprise en main de la recherche publique par l'autorité politique.

 

Pour Annick Kieffer, du syndicat SNTRS-CGT : «Qu'un ministre se prononce sur le sort du CNRS avant même la tenue du conseil d'administration du CNRS, c'est du jamais vu ! Quelle est l'autonomie du CNRS quand tout a déjà été décidé par la ministre ?» Les sciences de l'information devraient désormais être pilotées par l'Inria et les laboratoires environnement et développement durable devraient se partager entre l'Inra et le Cea.

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