Informé dès le 2 mai, Gérard Collomb a couvert les agissements d'Alexandre Benalla

Entendu lundi par la commission d’enquête sur l’affaire, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a confirmé avoir salué le conseiller présidentiel Alexandre Benalla le soir des incidents du 1er mai, à la préfecture de police de Paris. Il a déclaré avoir été prévenu des faits de violence de la Contrescarpe, dès le lendemain, mais il n’a pas averti la justice. 

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

Le ministre de l’intérieur savait, et il n'a pas alerté l'autorité judiciaire. Gérard Collomb a reconnu lundi, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, avoir été averti par son directeur de cabinet, dès le 2 mai en début d'après-midi, « de l’existence d’une vidéo montrant des faits de violence sur la place de la Contrescarpe, de l’implication de M. Benalla dans ces faits et de la qualité de celui-ci ». Son cabinet ayant échangé avec le préfet, puis « porté cette information à la connaissance du cabinet du président de la République », le ministre a estimé qu'il revenait à « l’autorité hiérarchique » d'Alexandre Benalla, c'est-à-dire à la présidence, de « prendre toutes les mesures qui s’imposent sur le plan administratif comme sur le plan judiciaire ». Il n'a donc rien fait. 

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Voir la Une du Journal