Crise à l’hôpital psychiatrique d’Amiens: «La honte doit changer de camp»

Par

Les soignants de l’hôpital Philippe-Pinel, à Amiens, campent de jour comme de nuit depuis deux mois aux portes de leur établissement, pour protester contre « la dégradation des soins » en psychiatrie. Sans obtenir de réelle réponse des autorités de santé et dans l’indifférence de leur ministre, Agnès Buzyn.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Amiens (Somme), envoyée spéciale.– Chrystèle Leclercq a fini par s’endormir, vers deux heures du matin, cassée en deux sur la table, la tête posée sur ses bras croisés, une simple couverture grise entourant ses épaules. Voilà des nuits que l’infirmière parlemente, s’active ou veille devant l’hôpital Philippe-Pinel à Amiens, pour protester contre la lente dégradation des soins psychiatriques dans son établissement.