Antonin Bernanos, ses cernes, ses bagues et son profil de coupable idéal

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Les responsabilités se dessinent lors du procès de la voiture de police incendiée. Mais un des prévenus, Antonin Bernanos, nie farouchement les faits qui lui sont reprochés.

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Si les enjeux n’étaient pas aussi lourds, le procès de la voiture de police brûlée aurait parfois des airs de « Tournez manège ! », l’émission de TF1 des années 1980. Plus précisément la séquence où en regardant une photo, il fallait dire s’il s’agissait bien de l’orteil, du pouce ou du dos de tel ou tel candidat. Pendant des mois, les services de police ont épluché photos et vidéos de la manifestation sauvage du 18 mai 2016, et à l’audience, qui se tient depuis mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris, le procureur et les avocats débattent âprement de possibles identifications, en multipliant arrêts sur image et gros plans. Sauf que la séquence n’a rien d’un jeu : les prévenus ne gagneront aucun voyage ; ils risquent un long séjour en prison, pour des faits que nul ne s’amuse à minimiser : avoir cassé puis brûlé une voiture de police encore occupée par deux fonctionnaires, dont l’un a ensuite été blessé.