Décès de Robert Faurisson: l’antisémitisme comme vision du monde

Par Nicolas Lebourg

À l’occasion de la mort de l’universitaire plusieurs fois condamné, retour sur une généalogie révisionniste et sur son rôle dans la relégitimation de la violence antisémite et antirépublicaine au nom de la défense des libertés nationales.

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Robert Faurisson est mort à Vichy à 89 ans. Polémiste célèbre même pour les jeunes générations, il n’avait pas inventé le négationnisme, loin s’en faut. Ce qui fit sa renommée, ce fut le choix d’un angle (la focalisation sur la question des chambres à gaz) et d’une méthode (la provocation médiatique), qui permirent de porter à la connaissance de tous une obsession jusqu’à lui trop peu crédible, y compris au sein de l’extrême droite, et d’en faire un vrai sujet de propagande, portant un projet politique allant bien au-delà de la seule contestation des gazages.