La précipitation politique menace de nouveau les principes fondamentaux

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Remise en cause de décisions du Conseil constitutionnel et de la loi de 1881 sur la presse, glissements institutionnels… Sous pression d’une partie de l’opposition, des membres du gouvernement et de la majorité sont prêts à s’attaquer aux libertés publiques et aux droits individuels.

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C’est une ritournelle qui traverse tout le spectre politique et inquiète régulièrement les défenseurs des libertés publiques et des droits individuels. Elle apparaît en règle générale au détour d’une interview, d’un simple « s’il le faut, modifions pour cela la Constitution », lâché par des élus qui oublient, l’espace d’un instant, la formule consacrée selon laquelle on ne devrait toucher aux textes fondamentaux qu’« avec la main qui tremble ». Depuis l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), elle est de nouveau entonnée par tous ceux qui considèrent que le Conseil constitutionnel, garant de l’État de droit, n’est plus un garde-fou, mais un frein.