Sentinelle et «gilets jaunes»: pourquoi il fallait s’inquiéter dès l’état d’urgence

Depuis la loi du 13 novembre 2014, les gouvernements successifs se sont retrouvés dans la même dérive de la répression administrative préventive et d’un renforcement de l’appareil répressif de l’État, selon le site Ekho.

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Un Rubicon républicain peut-être franchi. Puis ne l’oublions pas, la Ve République est née sur les fonts baptismaux d’une tentative de coup d’État militaire, d’une guerre civile en germes sur fond d’« événements d’Algérie ». Elle porte donc l’empreinte institutionnelle d’une verticale bonapartiste dans laquelle le si « libéral » Emmanuel Macron s’est « aisément » coulé. S’il ne l’a pas encore accentuée. Puis, il reste l’implicite posé par cette décision. L’armée est désormais appelée à maintenir l’ordre dans la rue. Une fonction sécuritaire nationale pourtant dévolue à la police et à la gendarmerie. Est-ce bien à l’armée de se déployer dans le cadre de mouvements sociaux, question interne s’il en est ? Autre implicite qui interroge, faut-il désormais comprendre que les gilets jaunes sont assimilés aux terroristes ? Est-ce là la manifestation de la militarisation de l’espace public, de l’ordre public ? De la question sociale ?