La crise creuse les inégalités

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La dernière étude de l’Insee sur les revenus et le patrimoine des ménages renvoie une image de plus en plus fracturée de la société française. Le système redistributif fonctionne de plus en plus mal. Les ménages les plus pauvres sont les plus touchés par la crise, tandis que le niveau de vie des 1 % les plus aisés a progressé de plus de 4,7 % en 2010. La pauvreté augmente.

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La photographie est prise en 2010. Mais les tendances qu’elle dessine ont dû se poursuivre et s’approfondir au cours des deux années suivantes. Dans sa dernière étude sur les revenus et le patrimoine des ménages, publiée mercredi 24 avril, l’Insee dresse un nouveau bilan des effets de la crise. Et ils sont dévastateurs : la pauvreté s’installe et les inégalités n’ont cessé de se creuser. Les ménages les plus pauvres paient le plus lourd tribut. « En 2010, le niveau de vie de la majorité de la population stagne ou baisse, après avoir faiblement augmenté l’année précédente. Au sein de l’ensemble de la population, les personnes les plus modestes sont particulièrement touchées depuis la crise. À l’inverse, le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 5 % de personnes les mieux loties repart à la hausse, après avoir stagné en 2009 », note d’emblée l’institut (lire l'intégralité de l'étude ici).