L'ancien ambassadeur Boris Boillon fait son numéro au tribunal

Par

18 mois de prison avec sursis ont notamment été requis, ce mardi au tribunal correctionnel, contre l'ancien ambassadeur sarkozyste Boris Boillon. Il avait été arrêté gare du Nord en 2013 avec un sac de sport rempli d'espèces.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Boris Boillon est décidément un homme étonnant. Mitraillé de questions pendant plus de huit heures, ce lundi 22 mai, à la barre du tribunal correctionnel de Paris, l’ancien ambassadeur cathodique, qui fut à une époque récente la quintessence du “Sarkoboy” décomplexé, ne veut rien perdre de sa superbe et se montre très sûr de lui, à la limite de l’arrogance, alors qu’il risque une condamnation sérieuse. Seul le col de chemise, un peu plus court, et les cheveux, ras mais légèrement grisonnants, ont changé depuis les années où ce jeune homme était le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy (d'abord au ministère de l'intérieur, puis à l'Élysée, avant d'être promu ambassadeur).