Bure: des voix s’élèvent contre la fabrication d’une «nouvelle affaire Tarnac»

Par

Au moins trois personnes mises en examen et interdites de territoire, un avocat en garde à vue, une dizaine de lieux perquisitionnés : les méthodes de la police et de la justice contre le mouvement anti-Cigéo inquiètent de plus en plus de défenseur·e·s des droits humains.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La vague de perquisitions à Bure et le placement en garde à vue de l’avocat du mouvement d’opposition au centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo suscitent l’indignation d’avocats et de défenseurs des droits humains. Pour le syndicat des avocats de France (SAF)« nous sommes en présence de très graves violations des droits de la défense et du secret professionnel, auxquelles le SAF demande qu’il soit mis un terme sans plus attendre », car « ces événements participent manifestement d’une volonté de déstabiliser la défense et d’accéder à des informations détenues par [celle-ci] et couvertes par le secret professionnel ».