Marche contre les violences sexuelles et sexistes: l’espoir d’une mobilisation inédite

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Un an après #MeToo, les féministes espèrent créer en France le 24 novembre, lors de la marche contre les violences sexistes et sexuelles, un mouvement fédérateur inédit dépassant les clivages traditionnels. Mais certaines divisions persistent. Surtout, l'agenda des « gilets jaunes » risque de tout bousculer.

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Sur les réseaux sociaux ces derniers jours, les féministes multiplient les messages aux « gilets jaunes », les suppliant de ne pas éclipser la grande marche contre les violences sexistes et sexuelles prévue le samedi 24 mars dans une cinquantaine de villes, à la veille de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Avant de pousser un ouf de soulagement quand Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur, a annoncé mardi sur BFM TV que la place de la Concorde, où devaient se rassembler les gilets jaunes, serait fermée à toute manifestation samedi. Le point de départ de la manifestation parisienne #NousToutes a, lui, été déplacé de la place de la Madeleine à la place de l'Opéra.