Fromantin-Devedjian, les deux bêtes noires de Jean Sarkozy

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A peine entré en politique, Jean Sarkozy s'est déjà fait des ennemis dans son propre camp. Si avec Patrick Devedjian, le patron (UMP) du département, la guerre est larvée, avec Jean-Christophe Fromantin, le maire (sans étiquette) de Neuilly, elle a lieu au grand jour.

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De la politique – et de son père –, Jean Sarkozy a pris les bonnes et les mauvaises manières. A 22 ans, il a déjà à son actif quelques coups de poignard politiques dans son propre camp : après le putsch contre David Martinon aux dernières municipales de Neuilly, il tente de pousser l’actuel président du département, Patrick Devedjian, 64 ans, vers la sortie. Et pour ça, ils sont nombreux à l’aider : les Balkany (lire notre enquête du 16 avril), l’ancien patron du 92, Charles Pasqua – qui refuse de voir son successeur liquider son héritage (lire notre enquête du 29 avril) –, et la vieille garde pasquaïenne.
Officiellement, les choses se sont apaisées depuis l’automne et l’entrée de Devedjian au gouvernement (lire nos articles du 17 novembre et du 5 décembre). «Leurs relations ont très bien évolué depuis septembre, chacun a trouvé ses marques, les choses se sont apaisées», assure Marie-Cécile Ménard, conseillère générale dans le canton voisin de celui de Jean Sarkozy. «Il n’y a pas de front Balkany-Jean Sarkozy. Le camp de Jean, c’est son groupe, réplique-t-on du côté de son cabinet. Je vous défie de trouver une seule phrase de Jean désobligeante à l’égard de Patrick Devedjian dans la presse !» Pour Isabelle Balkany, le président du département «n’est plus secrétaire général de l’UMP et ça change beaucoup de choses puisque c’est lui qui donnait les investitures...».