Loi sur le travail: naissance d'une très timide intersyndicale

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L'intersyndicale, réunie mardi 23 février pour décider de la riposte à la future loi sur le travail, a accouché d'une simple déclaration commune, demandant la révision du texte. La mobilisation citoyenne prend de son côté une vraie ampleur, avec déjà plus de 400 000 signataires pour la pétition lancée en ligne contre le projet du gouvernement.

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Fastidieuse intersyndicale, qui accouche d’un communiqué petit bras, après quatre heures de débat mardi 23 février au soir. « Ensemble et à des degrés divers », les organisations syndicales « constatent que ce projet, élaboré sans réelle concertation, va profondément changer la législation du travail et comporte des risques pour les salarié-e-s et les jeunes qui aspirent à accéder à un emploi ». Dans le détail, les organisations signataires mardi soir (CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, Unsa, Unef, UNL, FIDL) n’ont réussi à se mettre d’accord explicitement que sur « le retrait de la barémisation des indemnités prudhommales dues en cas de licenciement abusif et des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral des employeurs ». Le reste du texte est aussi flou que son titre : « Le droit collectif n’est pas l’ennemi de l’emploi. » Enfin, deux absents, la CFTC, qui a refusé de se joindre au mouvement, et FO, présente mais non signataire. Le texte serait de toute façon, pour Jean-Claude Mailly, « inamendable ».