Social Reportage

Une usine en France: le combat des "Sapag" contre la fermeture

Mediapart s'arrête à Ham, dans la Somme. La France, depuis le début des années 2000, a perdu un million d'emplois industriels. Pour les 133 salariés de cette robinetterie picarde, le couperet tombera l'an prochain. À moins d'une reprise. Premier épisode d'une série sur les "Sapag", restructurés économiques.

Mathilde Goanec

24 mars 2016 à 11h24

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

«À mon avis, on sera nombreux à manifester contre la loi Travail, le 31 mars, ce qui se prépare là-haut est totalement débile. » Raymond Dessaint est délégué syndical CGT à Ham, dans la Somme. Son usine, l’une des dernières grosses entreprises du coin, fermera ses portes l’an prochain, laissant 133 personnes sur le carreau. La raison invoquée ? « Restructuration pour raisons économiques », selon le groupe Pentair, propriétaire du site de Ham, usine qui enregistrait pourtant un chiffre d’affaires de 28 millions au-dessus de son objectif en 2015, 60 millions d’euros en trésorerie et une marge brute de 18 %. Qu’importe, la production va partir dans d’autres unités du groupe, peut-être en Italie. « Nous sommes déjà pieds et poings liés à des directions irresponsables et une loi voudrait donner plus de pouvoir pour licencier à des groupes comme Pentair ? C’est incompréhensible ! », s'alarme le syndicaliste.

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

International — Analyse
par Romaric Godin
France — Reportage
par Ellen Salvi
International — Enquête
par Ramdane Gidigoro, Tomas Statius et Giacomo Zandonini
Voir la Une du Journal

À ne pas manquer

Médias
Couvrir l’extrême droite, affronter la violence politique
Travailler et enquêter sur l’extrême droite en France, c’est s’exposer à des menaces, du cyberharcèlement, des insultes et du dénigrement. Et dans un milieu très masculiniste, être une journaliste femme est un facteur aggravant. Dénoncer ce déferlement de haine par la voie de l’interpellation ou le canal judiciaire n’a rien d’évident.
par Mathilde Goanec et David Perrotin
Gauche(s) — Analyse
Programme présidentiel de Mélenchon : ce qui change, ce qui demeure
Réactualisé à l’aune du quinquennat écoulé, « L’Avenir en commun » est débarrassé des points qui avaient le plus fait polémique en 2017, comme l’hypothèse d’une sortie de l’Union européenne. Pour le reste, la continuité domine : VIe République, planification écologique et partage des richesses.
par Fabien Escalona et Pauline Graulle
Nucléaire — Enquête
Centrale nucléaire de Tricastin : des dissimulations en cascade
Dans l’affaire du lanceur d’alerte de la centrale du Tricastin qui porte plainte contre EDF, de nouveaux éléments consultés par Mediapart révèlent que l’Autorité de sûreté du nucléaire connaissait depuis longtemps le problème. Selon un document interne, EDF a menti et l’autorité de sûreté également dans sa communication publique.
par Jade Lindgaard
Dossier. L’affaire Kohler — Enquête
La note qui relance l’affaire Kohler
La Sfil, une discrète banque publique qui assure les financements des bateaux achetés en France par le groupe MSC, s’est réjouie en 2020 de bénéficier du « soutien » du secrétaire général de l’Élysée. Ce dernier a des liens familiaux avec les Aponte, les principaux actionnaires de MSC.
par Martine Orange

Nos émissions