Fillon: la recomposition de la droite est ouverte

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Après des semaines de campagne au son des casseroles et des « Rends l’argent », François Fillon est éliminé. Bien décidés à ne pas endosser la responsabilité de cette défaite, nombre d’élus LR l’attaquent ad hominem. En coulisses, beaucoup préparent la suite.

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Une claque. Annoncée, mais niée par François Fillon depuis des semaines. Dimanche soir, le candidat LR s’est finalement incliné au premier tour de l’élection présidentielle avec 20,01 % des suffrages exprimés, là où Nicolas Sarkozy réunissait encore 27,18 % des voix en 2012. Il arrive en troisième position derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen, quelques dixièmes de points seulement devant Jean-Luc Mélenchon. Un résultat qui paraissait encore improbable il y a cinq mois, lorsque l’ancien premier ministre remportait haut la main la primaire de la droite et du centre.