En Europe, LREM à la pêche aux alliances

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La République en marche a accéléré son calendrier pour conclure des alliances afin de fonder un nouveau groupe qui puisse peser au Parlement européen après les élections du 26 mai. Mais entre absence de partenariats dans les pays les plus influents et incertitudes sur les résultats électoraux de possibles alliés, l’objectif de devenir « pivot » en Europe est loin d’être atteint.

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L’enjeu est de taille pour le parti présidentiel et ses alliés français : créer un nouveau groupe au Parlement européen hors des deux mastodontes historiques que sont le Parti populaire européen (PPE, droite, 217 sièges) et l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D, sociaux-démocrates, 186 élus). De fait, ce futur groupe « pivot », selon la terminologie utilisée par La République en marche (LREM), existe déjà à petite échelle. L’Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe (ALDE) compte aujourd’hui 68 députés sur 751, ce qui en fait la quatrième force dans l’hémicycle, juste derrière les souverainistes de l’ECR (Conservateurs et réformistes européens, 76 sièges).