Danièle Obono face à « Valeurs actuelles » : « Je ne cherche pas des excuses, j’attends la justice »

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En août 2020, l’hebdomadaire d’extrême droite avait représenté la députée de La France insoumise Danièle Obono en esclave, dans un texte bourré de clichés sur les Noirs. Son procès pour « injure à caractère raciste » s’est tenu mercredi à Paris.  

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Téléportée au XVIIIe siècle, « Obono l’Africaine » est enchaînée par le cou. Le 27 août 2020, pour les besoins de son « roman de l’été », Valeurs actuelles met en scène la députée LFI de Paris réduite en esclavage par des Arabes : vendue (non sans peine), elle va chercher de l’eau à la rivière pour se doucher, défèque dans une fosse parmi les cafards, craint d’être violée par ses ravisseurs - sa vieillesse et son physique l’en préservent - et ne doit son salut qu’à un missionnaire français. Le texte et ses illustrations ont déclenché une telle levée de boucliers que l’hebdomadaire d’extrême droite a préféré présenter ses excuses.