En Seine-Saint-Denis, la droite poursuit sa conquête

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En 2014, six villes du 93 dirigées par la gauche, dont trois par le PCF, sont tombées aux mains d’élus LR et UDI. Vantant son implantation locale, la droite veut y voir la preuve que la gauche n’a pas le monopole dans les « quartiers ». Et espérer que d’autres bastions de la « banlieue rouge » tombent en 2020.

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C’était en novembre 2017. Dans l’édito de son journal municipal, le maire Les Républicains (LR) du Blanc-Mesnil, Thierry Meignen, suggérait de débaptiser l’avenue « Lénine » de sa ville. « Lénine est devenu un héros romantique au point […] de donner son nom à certaines rues en dépit des millions de morts que son idéologie a générés. Personne n’aurait l’idée d’habiter rue Adolf-Hitler », écrivait-il. « Provocation », selon son propre aveu, qui n’a pas été suivie d’effet, mais qui en dit long sur l’esprit conquérant de la droite en Seine-Saint-Denis.