Transphobie: la «société savante» chargée des parcours de transition évolue sans convaincre

Par Julie Chansel et Élodie Hervé

Les personnes trans dénoncent, depuis des années, des maltraitances médicales institutionnalisées. Alors que la « société savante », chargée des parcours de transition, change de nom et s’ouvre aux intéressé·es, la majorité des associations dénoncent une évolution de façade. Le ministère de la santé déclare à Mediapart qu’une « nouvelle saisine de la Haute Autorité de santé peut être opportune ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«Je trouve qu’il y a un peu une épidémie, aujourd’hui, de transgenres. » Cette phrase assimilant la transidentité à une maladie contagieuse, lâchée à la mi-mars dans une émission de grande écoute (« Quotidien » sur TMC), a été prononcée par Élisabeth Roudinesco, une psychanalyste renommée. À l’en croire, les parcours de transition seraient, en France, d’une grande simplicité : « On fait ce qu’on veut, y a des cliniques pour se faire opérer, tout ce qu’on veut. » De quoi faire bondir les intéressé·es qui se heurtent toujours, entre autres obstacles, aux préjugés des médecins. Des lignes, cependant, seraient-elles en train de bouger ?