L’état d’urgence sanitaire recadré au fil de l’eau

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Depuis la mi-mars, des mesures d’exception ont produit leurs effets avant que la justice ne les déclare irrégulières. La prolongation automatique de la détention provisoire et le délit de « violation réitérée du confinement » sont encore sur la sellette.

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En famille, entre amis ou entre collègues, c’était l’une des questions récurrentes du confinement : « Est-ce qu’on a le droit ? » Le droit d’aller faire ses courses à vélo, de déménager, de courir en couple, de s’asseoir sur un banc pendant l’heure de promenade autorisée, de cocher plusieurs cases sur l’attestation, d’aller au supermarché avec ses enfants ? Pendant cette période, distinguer ce qui était autorisé, interdit ou simplement déconseillé prenait du temps et de l’énergie au quotidien.