« Lutter contre les inégalités scolaires n’apparaît pas comme un enjeu stratégique »

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Dans un ouvrage collectif, le sociologue Choukri Ben Ayed interroge avec une vingtaine de contributeurs le manque de volontarisme des institutions de l’Éducation nationale pour lutter contre la pauvreté.

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Trois millions d’élèves vivent dans une famille pauvre aujourd’hui en France. La crise sanitaire a et va fragiliser davantage les plus défavorisés. Voilà pourquoi l’ouvrage Grande pauvreté, inégalités sociales et école. Sortir de la fatalité (éditions Berger-Levrault), dirigé par le sociologue Choukri Ben Ayed, spécialiste de la mixité sociale à l’école, tombe à point nommé. Préfacé par l’historien et ancien recteur Philippe Joutard, il est nourri par diverses contributions d’acteurs de terrain et de chercheurs, et interroge le manque de volontarisme de l’Éducation nationale en matière de lutte contre la pauvreté, mais aussi les inégalités sociales et scolaires. Et ce, malgré pléthore d’études pointant le fait que le système scolaire français est l’un des plus inégalitaires au monde et où le poids de l’origine sociale pèse le plus lourd.