Régionales: trois ministres pour un fauteuil en Ile-de-France

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La présidence de l'Ile-de-France, belle reconversion pour un ministre ? Entre Roger Karoutchi (relations avec le Parlement), prétendant de longue date, Yves Jégo (outre-mer), qui souhaite «réunir les oubliés du Grand Paris» et, depuis samedi, Valérie Pécresse (enseignement supérieur), autoproclamée «candidate de la vie quotidienne», la bataille pour les primaires des régionales de 2010 a déjà commencé.
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La bataille est lancée. A sept mois des primaires qui désigneront les têtes de liste UMP pour les régionales de 2010, les ministres jouent des coudes pour mener la reconquête de l'Ile-de-France, perdue par la droite en 1998. Samedi, la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a annoncé dans Le Figaro qu'elle serait candidate face à Roger Karoutchi (relations avec le Parlement), et Yves Jégo (outre-mer).

La ministre se présente comme «la candidate de la vie quotidienne», «une mère de famille qui a toujours habité en grande couronne et travaillé à Paris». Elle affirme qu'élue présidente de région, elle s'occuperait «exclusivement de l'Ile-de-France».

 

Roger Karoutchi, lui, n'a pas attendu le dernier semestre pour se déclarer candidat. Voici dix ans qu'il s'y prépare, animant au conseil régional le groupe d'opposition au socialiste Jean-Paul Huchon. En 2004, il avait dû laisser sa place à Jean-François Copé. Cette fois, pas question pour lui de passer son tour. «Il connaît la région sur le bout des doigts», souligne Jean-François Lamour,le leader de l'opposition au conseil de Paris. «Roger fait campagne depuis longtemps. Pour bien connaître la vie politique de l'UMP, il bénéficie d'un très grand nombre de soutiens, reconnaît Dominique Paillé, l'un des trois porte-parole de l'UMP. Il a une majorité écrasante de parlementaires derrière lui, de nombreux responsables de l'UMP trouvent que sa démarche est légitime.» Et notamment Nathalie Kosciusko-Morizet (environnement) et Rama Yade (droits de l'homme), à en croire le principal intéressé: «Au début tout le monde se dit pourquoi pas moi, ensuite, il peut y avoir des regroupements. NKM ne sait plus comment dire qu'elle me soutient. Rama, c'est pareil.»

 

Il est vrai que l'élu des Hauts-de-Seine a su se rallier une large liste de soutiens. «J’ai 80 % des parlementaires de la région et 50% des conseillers de Paris», expliquait le candidat à Libération, début août. Des centaines d’élus locaux ont signé sur son site alternance-Iledefrance.com. Sur Internet, il affirme avoir collecté au total 10.000 signatures et mise sur le double cet automne. Il compte surtout sur le soutien massif des 16.000 adhérents UMP de son département (les Hauts-de-Seine), où se concentre près d’un tiers des effectifs militants d’Ile-de-France. «Les adhérents me connaissent, ils voient bien que je me bats depuis des années. Depuis le début de la mandature, j’ai fait 730 déplacements dans la région», déclarait-il au quotidien.

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