Nicolas Sarkozy à Toulon: «J'ai confiance»

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Nicolas Sarkozy vient de quitter la tribune d'un meeting UMP à Toulon au cours duquel le président de la République est revenu sur la crise financière mondiale. Avec au passage, un long dégagement sur les conséquences en France. Verbatim.

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Devant le gouvernement au grand complet, Nicolas Sarkozy a pour la première fois jeudi 25 septembre introduit la crise dans le paysage français. Sur le diagnostic de ces événements, le président a repris les éléments d'analyse qu'il avait dispensés devant la 63e session de l'ONU, quarante-huit heures auparavant. En y introduisant des éléments spécifiques à l'action du gouvernement pour les mois à venir.
Dès l'entame, Nicolas Sarkozy a voulu marquer les esprits pour que les Français comprennent la gravité du moment et ses conséquences sur la vie de chacun: «Nous sommes passés, le monde est passé, à deux doigts de la catastrophe.» Un peu plus loin, «le mal est profond». Mais il n'a pas voulu non plus créer la panique: «La peur est une souffrance, la peur est la principale menace qui pèse sur notre économie.» Cette crise, selon lui, est «sans équivalent depuis les années 1930», le monde en sera bouleversé, «c'est la fin d'un monde» débuté avec l'effondrement du mur de Berlin et le rêve d'une mondialisation heureuse. «Une certaine idée de la mondialisation s'achève avec la fin de la toute-puissance du marché.»
S'est ensuivie une critique au canon du capitalisme financier et de ses dérives. Mais de la même manière qu'il a essayé de prévenir un discours par trop catastrophique, le président n'a pas voulu versé dans la critique tous azimuts. «L'anti-capitalisme serait une erreur historique», a-t-il dit. Il a plaidé pour un capitalisme de l'éthique, de la morale et des institutions. «C'est la crise d'un système qui s'est éloigné des valeurs de l'économie de marché.»