«Une zone grise» qui mine la République, selon Martin Hirsch

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Dans un livre, l'ancien haut-commissaire du gouvernement Fillon démontre l'urgence de légiférer pour prévenir les conflits d'intérêts. Martin Hirsch a été choqué par le cumul d'activités d'un Copé, d'un Longuet ou d'un Proglio.

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Avec son livre (Pour en finir avec les conflits d'intérêts, chez Stock), Martin Hirsch jette un pavé dans la mare, dans le marigot des hautes sphères du pouvoir. L'ancien haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté (sorti en mars du gouvernement Fillon), désormais à la tête de l'Agence du service civique, sait «courir le risque» de violents retours de bâton. Alors il prend des pincettes, anonymise beaucoup d'exemples, ménage Eric Woerth, tourne autour de la franc-maçonnerie sans jamais la désigner... Malgré ces «timidités», il risque tout de même de se faire une poignée d'ennemis.