Lutte anticorruption : faut-il désespérer de la justice ?

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Relaxes pour François Pérol et pour André Santini. Dispense de peine pour Yamina Benguigui. Réquisitions de non-lieu pour Christine Lagarde. La justice cale face à certains dossiers politico-financiers. Analyse et explications.

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Prises séparément, ces quatre affaires-là n’ont rien à voir. Les magistrats qui les ont examinées l’ont fait en leur âme et conscience, en respectant les règles de droit, et il ne s’agit pas ici de prétendre juger à leur place. Cela étant posé, le traitement judiciaire des dossiers François Pérol, André Santini, Yamina Benguigui et Christine Lagarde, ces dernières heures, dit beaucoup de choses de la justice française et de ses travers. Il illustre notamment le fait que certains magistrats n’ont pas pris la mesure du coût réel de la corruption, que ce soit en termes financiers, sociaux ou politiques.