La mobilisation des inspecteurs du travail se poursuit contre la réforme

Par

La réforme de l'inspection du travail, appliquée depuis janvier, ne passe pas. Plusieurs agents boycottent son application, s'estimant déjà en surcharge de travail et en sous-effectifs chroniques. Jeudi, les inspecteurs appellent à la grève dans le Nord-Pas-de-Calais. La direction générale du travail plaide pour des dysfonctionnements « transitoires ». 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La réforme de l’inspection du travail est appliquée depuis trois petits mois. Or, pour un certain nombre d’agents de contrôle, les failles du dispositif sont déjà béantes. Dans le Nord-Pas-de-Calais, après une mobilisation en février, une nouvelle journée de grève est prévue jeudi 26 mars à Lille. Un certain nombre d’agents vont rejoindre le mouvement depuis la Normandie, la Lorraine ou la Champagne-Ardenne. À Lyon, une action est également au programme dans les locaux de l’inspection. « Nous ne sommes pas contre une meilleure organisation, on peut sûrement améliorer des choses mais on a absolument besoin de renforts, assure Pierre Joanny, inspecteur à Lille et membre de Sud Travail. Actuellement, un tiers de notre région est de fait devenu une zone de non-droit en termes de contrôle des conditions de travail. » Selon le syndicat, sur les 129 sections que compte le Nord-Pas-de-Calais, les entreprises de plus de 50 salariés ne sont plus contrôlées dans 46 d’entre elles, par manque d’effectifs. Des chiffres que conteste la direction régionale du travail (Direccte).