Paniers repas, «centres de desserrement»...: branle-bas de combat tardif pour les précaires

Par Nejma Brahim

À l’heure du confinement, les plus démunis (sans-abri, migrants, etc.) ont d’abord vu les bénévoles se détourner. Puis revenir. Si l’État et des associations ont tardé à réagir, des réquisitions d’hôtels sont désormais ordonnées, des « centres de desserrement » ouverts... Enquête sur une mobilisation de l’ombre.

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Dehors, les sans-abri errent et alpaguent les habitants à leur fenêtre pour avoir une pièce, les bénéficiaires de l’aide alimentaire trouvent porte close. Depuis près de dix jours, les populations précaires ont perdu tous leurs repères face au Covid-19, subissant de plein fouet les conséquences d’un confinement qui ne les met pas sur un même pied d’égalité.