Les écologistes et la gauche: des affinités contrariées

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Entretien avec l’historien Sébastien Repaire, auteur d’une thèse sur la structuration de l’écologie politique en France. Il revient sur l’évolution des rapports des Verts aux gauches, et insiste sur les différences de culture politique pour expliquer les difficultés de l’union.

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Plus que jamais, Europe Écologie-Les Verts (EELV) se voit dans un rôle central pour incarner l’alternance au macronisme. Si la dynamique électorale du parti est réelle, elle n’a cependant été éprouvée que lors de deux élections intermédiaires. De plus, l’appareil écologiste est encore anémique, avec seulement cinq permanents. EELV a donc besoin de partenaires pour espérer triompher en 2022. Ceux-ci se trouvent essentiellement à gauche, tout en arborant des profils idéologiques et stratégiques très contrastés. 

Pour mettre en perspective les relations des Verts d’aujourd’hui avec un Parti socialiste (PS) rétrogradé et une France insoumise (LFI) toujours convaincue de sa capacité à fédérer le peuple, nous nous sommes entretenus avec l’historien Sébastien Repaire. Membre du Centre d’histoire de Sciences-Po à Paris, il est l’auteur d’une thèse consacrée à la construction et à la structuration de l’écologie politique en France, de plusieurs articles scientifiques et d’une note récente pour la Fondation Jean-Jaurès, portant précisément sur les « convergences et malentendus » entre les Verts et la gauche.