Hollande et Taubira: naufrage mode d’emploi

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La démission de Christiane Taubira est au gouvernement Valls, et à François Hollande, ce que l’iceberg est à l’histoire du Titanic. On a vu venir l’obstacle, on a cherché à l’éviter, mais le choc politique provoquera sans doute des dommages irréparables.

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En fait le bateau coule. Il prend l’eau depuis le début de l’été 2012. Depuis lors, systématiquement, par un curieux entêtement, tous les choix du pouvoir semblent élargir les brèches qu’on cherche à colmater. Ce mercredi, en conseil des ministres, le président de la République a ainsi parlé de « cohérence forte » pour justifier le départ de la ministre de la justice, et la nomination à sa place d’un spécialiste de la police et du renseignement. Cette « cohérence » a tout de même un parfum de solitude. D’exclusion en exclusion, aucune tête ne dépasse plus. La troupe se réduit à un homme seul, le soldat Valls, et ça fait peu pour une armée.