Dans les Bouches-du-Rhône, la chute de la maison Guérini

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À gauche depuis 1953, les Bouches-du-Rhône devraient, sauf grosse surprise, basculer à droite dimanche soir. Ce qui paradoxalement rend le sourire à certains militants socialistes marseillais : un échec signerait la fin du système Guérini et la possibilité d’une refondation pour le PS local.

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Ambiance de fin de règne au neuvième étage du bateau bleu, le bâtiment du conseil général des Bouches-du-Rhône. À trois jours du second tour des départementales, le cabinet de Jean-Noël Guérini, patron du département depuis 1998, a, selon plusieurs sources, commencé à faire ses cartons et certains collaborateurs chercheraient à se recaser. Dans le calme. « Avec toutes les perquisitions qu’on a eues, tout ce qui était à trouver a déjà été emmené », plaisante une source interne. A priori, les quelque 6 000 fonctionnaires territoriaux, protégés par leur statut, n'ont rien à craindre d'une alternance même si « tous ceux qui ont été placés par des coups de pouce commencent à faire la gueule », commente un agent, lui aussi sous couvert d'anonymat.