Les Fralib font plier Unilever

Après trois ans d'occupation de leur usine à Géménos (Bouches-du-Rhône), les salariés de Fralib ont signé à l'unanimité le 25 mai un protocole d'accord avec le groupe Unilever.

Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

Ils étaient devenus la mascotte des défilés syndicaux, présents dans tous les cortèges depuis trois ans, avec leurs sachets de thé et leurs pancartes. Les politiques étaient tous venus les voir lors de la campagne présidentielle. A gauche, les salariés de Fralib à Géménos (Bouches-du-Rhône), usine où étaient fabriquées jusqu'en 2010 les tisanes L'Eléphant de la multinationale Unilever, étaient devenus les symboles de la lutte contre le capitalisme financier.

L'usine Fralib de Géménos, en 2012 © M.M. L'usine Fralib de Géménos, en 2012 © M.M.

Après trois ans et demi d'occupation de leur usine et de multiples péripéties juridiques, ils ont finalement obtenu gain de cause. Dimanche 25 mai, ils ont signé un protocole d'accord avec le groupe Unilever, qui va leur permettre de redémarrer l'usine en Scop, dans un premier temps avec 60 salariés (sur 182).

Depuis des années, les « Fralib » tentaient d'obtenir d'Unilever la cession de la marque l'Eléphant. La multinationale n'a pas cédé, mais selon La Provence, elle a finalement consenti à doter la future Scop de 20 millions d'euros. D'après Bastamag, la multinationale a notamment promis d'aider les salariés à « la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, ainsi qu’une étude de marché et une contribution conséquente au fonds de roulement ». L’accord prévoit également « la participation d’Unilever à la remise en état, au développement et à la diversification de l’outil de travail ».

Pour Pierre Laurent (PCF), il s'agit d'une « excellente nouvelle », preuve « qu'existent des alternatives face à l'hémorragie industrielle, à la violence des délocalisations et à la loi de la concurrence, à condition de donner des nouveaux droits aux salariés ».

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale