La justice est encore manipulée dans l'affaire Tapie

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Jean-Noël Acquaviva, le président de chambre de la cour d'appel de Paris qui a annulé en février le célèbre arbitrage Adidas/Crédit lyonnais et qui devait rejuger l'affaire sur le fond le 29 septembre, vient de faire l'objet d'une promotion éclair à la Cour de cassation. Au mépris d'une bonne administration de la justice mais au très grand soulagement de Bernard Tapie.

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Une entourloupe ! À moins que ce ne soit un véritable complot ourdi dans le plus grand secret… De l’avis de plusieurs des meilleurs spécialistes du dossier Adidas/Crédit lyonnais, qui ont aussi leurs entrées dans les sommets de l’État, il n’y a pas de mots mieux appropriés pour qualifier le rebondissement judiciaire qui a eu lieu au creux de l’été et qui pourrait avoir pour but d’assurer contre toute attente la victoire judiciaire de Bernard Tapie. Le président de la chambre civile de la cour d’appel de Paris, spécialisée dans les questions d’arbitrage, Jean-Noël Acquaviva, qui avait rendu l’arrêt du 17 février 2015 cassant le célèbre arbitrage de 2008, et qui devait présider la même cour le 29 septembre prochain, pour juger définitivement sur le fond le volet financier du scandale Tapie, a été écarté de ses fonctions.