Police des mœurs et police politique, la Belle Epoque

Par et
Grande peur des anarchistes, fichage politique, espionnage de la vie privée, carnets noirs d'Yves Bertrand... La «police éternelle» surgit au gré d'un livre qui vient illustrer quatre siècles de secrets policiers à Paris. Enquête dans les registres des courtisanes et des pédérastes, les dossiers de Jaurès, de la bande à Bonnot ou d'Arthur Rimbaud... Quand le passé éclaire le présent d'une lumière aveuglante.

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«Les gouvernements passent, la police demeure.» Cette formule consacrée par les ans vaut spécialement pour une vieille dame, la Préfecture de police de Paris. Souvent présentée comme un Etat dans l'Etat, la «PP», a traversé tous les régimes depuis Napoléon. Des historiens et des écrivains ont été autorisés à plonger dans ses archives. Ce qui donne un «beau livre», Dans les secrets de la police (L'Iconoclaste). Quatre siècles d'histoire y sont racontés, dessinant le fil souvent continu des obsessions et des inquiétudes policières, de la police politique au fichage des mœurs, de la vie de la ville à celle des vilains. Autant de traditions qui, page après page, peuvent sembler éternelles...