La gauche entre requiem et réincarnation

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La catastrophe étant désormais actée par tous, certains acteurs de la gauche courent derrière leur passé, pendant que d’autres essaient de s’inventer, ou se réinventer. Entre rancune et rapprochements, le week-end a bruissé de rumeurs au Parti socialiste, de discours de relance à la convention de La France insoumise, et de volontarisme du côté de Benoît Hamon.

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Il aura donc fallu six mois pour que le désastre de juin 2017, issu de la présidentielle du mois de mai, soit admis par tous les partis ou mouvements de l’ancienne gauche. Le Parti socialiste, passé de plus de 300 députés à moins de 30, n’a pas eu à se servir de sa tête : il l’avait perdue en route. Benoît Hamon ne pouvant pas tergiverser après son score du premier tour (6,36 %), il a décidé au mois de juillet de lancer son mouvement M1717 après avoir quitté le PS qui l’avait torpillé.