Loi Macron : l'UMP soigne ses professions réglementées

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La loi Macron ne sera peut-être pas « la loi du siècle », elle n'en demeure pas moins un enjeu majeur pour la droite. Grâce aux professions réglementées, l'UMP a trouvé un argument en or pour justifier de voter contre un texte qu'elle a pourtant inspiré. Faute de faire entendre sa propre voix, l'opposition prête une oreille attentive aux sirènes des lobbys.

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« Les notaires se sentent stigmatisés. » Nora Berra, l’ancienne secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy, fraîchement nommée secrétaire nationale de l’UMP en charge des professions libérales, n’a pas de mots assez durs pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « loi Canada dry ». « Emmanuel Macron avait besoin de boucs émissaires pour donner des gages à sa gauche, il a choisi les professions réglementées. » Ces dernières ont beau ne concerner qu’une vingtaine d’articles de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, actuellement examinée à l’Assemblée nationale, elles cristallisent tout de même les principales critiques de la droite.