Enquête sur BDS (2/2): les défis d'une nouvelle génération de militants pro-palestiniens

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L'émergence d'une nouvelle génération de militants internationaux et conjointement l'échec, en Palestine, du « processus de paix » permettent de comprendre la dynamique de la campagne BDS. Elle est encore loin de son modèle, le boycott du régime sud-africain, mais elle provoque en France un renouvellement du débat stratégique au sein du mouvement de solidarité.

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C'était un autre temps, les années 1970-80, un autre contexte international. « En Grande-Bretagne, les étudiants qui, traditionnellement, avaient tous un petit compte à la banque Barclays, l'ont boycottée jusqu'à ce qu'elle se retire d'Afrique du Sud. En France, où l'on aurait très bien pu taper sur la BNP ou le Crédit lyonnais, on n’a jamais réussi à mettre en place ce genre de chose. » Militante anti-apartheid de la première heure, auteure de plusieurs ouvrages sur l'Afrique du Sud, Jacqueline Dérens voit deux raisons à ce différentiel franco-britannique : « Le boycott est quelque chose de très anglo-saxon. Ici, on veut tout de suite être très politique. Et puis, il faut reconnaître qu'en France, au lieu de s'unir, les forces progressistes passent une bonne partie de leur temps à se bouffer le nez ! »